Les capitaux propres figurent en haut du passif du bilan, en classe 1 du PCG. Ils rassemblent tout ce qui appartient à l'entreprise et à ses associés, avant les dettes :
À ces éléments s'ajoutent parfois les primes d'émission et les subventions d'investissement. L'ensemble constitue le matelas financier de l'entreprise : plus il est épais, moins elle dépend des banques et des fournisseurs.
Deux façons équivalentes d'obtenir le même montant.
Méthode 1 — par addition des composantes :
Capitaux propres = capital social + réserves + report à nouveau + résultat de l'exercice
Méthode 2 — par différence au bilan :
Capitaux propres = total de l'actif − total des dettes (envers les tiers)
Les deux méthodes convergent, car le bilan est toujours équilibré (actif = passif).
Exemple chiffré. Une PME présente :
Capitaux propres = 20 000 + 35 000 + 8 000 + 12 000 = 75 000 €
Si le total de l'actif est de 200 000 €, cela signifie que les dettes s'élèvent à 200 000 − 75 000 = 125 000 €. L'entreprise finance donc 37,5 % de son actif par ses fonds propres et 62,5 % par de la dette.
Les capitaux propres sont l'un des premiers indicateurs regardés par une banque, un investisseur ou un repreneur. Ils répondent à une question simple : l'entreprise peut-elle absorber un coup dur sans mettre la clé sous la porte ?
Suivre l'évolution de ses capitaux propres d'un exercice à l'autre, c'est mesurer si l'entreprise crée ou détruit de la valeur. Une comptabilité tenue proprement — chaque résultat correctement affecté en réserves ou en report — donne un bilan lisible où les capitaux propres reflètent la réalité. [Logiciel comptabilité Orizen](/wedges/logiciel-comptabilite) structure ces écritures de bilan pour que la remontée du résultat vers les capitaux propres soit fiable à chaque clôture.
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Essai gratuit 14 joursLe capital social n'est qu'une composante des capitaux propres : ce sont les apports initiaux des associés. Les capitaux propres, plus larges, ajoutent les réserves (bénéfices conservés), le report à nouveau (résultats antérieurs non affectés) et le résultat de l'exercice en cours. Une entreprise peut avoir un capital social de 20 000 € mais des capitaux propres de 75 000 € parce qu'elle a accumulé des bénéfices au fil des ans.
Des capitaux propres négatifs signifient que les pertes cumulées ont dépassé l'ensemble des apports et des bénéfices conservés : l'entreprise doit plus qu'elle ne possède. En société, dès que les capitaux propres passent sous la moitié du capital social, la loi impose de consulter les associés et de régulariser la situation dans un délai légal (recapitaliser ou dissoudre). C'est un signal de détresse financière suivi de près par les banques et les fournisseurs.
Trois leviers principaux : (1) mettre en réserve tout ou partie du bénéfice plutôt que de le distribuer en dividendes ; (2) réaliser une augmentation de capital par de nouveaux apports des associés ou de nouveaux investisseurs ; (3) transformer des comptes courants d'associés (dettes) en capital. Améliorer durablement la rentabilité reste le moyen le plus sain, puisque chaque bénéfice conservé vient épaissir les capitaux propres.