Le capital social se constitue de deux catégories d'apports :
Il existe aussi les apports en industrie (savoir-faire, travail) : ils donnent droit à des parts mais n'entrent pas dans le capital social, car ils ne sont pas saisissables par les créanciers.
En échange de leurs apports, les associés reçoivent des parts sociales (SARL, EURL) ou des actions (SAS, SASU, SA), qui déterminent leur poids dans la société.
Pour les formes les plus courantes — SAS, SASU, SARL, EURL — la loi ne fixe aucun capital minimum : il est légalement possible de constituer la société avec 1 €. La SA fait exception, avec un minimum de 37 000 €.
Attention toutefois : un capital de 1 € est juridiquement valable mais commercialement risqué. Le capital est la première garantie visible pour les banques, fournisseurs et partenaires. Un capital dérisoire peut :
D'où l'intérêt de calibrer le capital au regard des besoins réels de démarrage plutôt que de viser le minimum symbolique.
La libération désigne le versement effectif des apports. Pour les apports en numéraire, la loi autorise à ne verser qu'une partie à la constitution (au moins la moitié en SAS, un cinquième en SARL), le solde devant être libéré dans les 5 ans. Les apports en nature, eux, sont libérés intégralement dès la création.
Au-delà du financement du démarrage, le capital joue un rôle de gage : il fait partie du patrimoine de la société sur lequel les créanciers peuvent se rembourser. C'est aussi lui qui répartit le pouvoir, via les parts ou actions détenues.
Bien dimensionner et libérer son capital est une décision structurante à la création. C'est typiquement le genre d'arbitrage qu'un accompagnement éclaire, en reliant le montant du capital aux besoins réels et à la crédibilité recherchée.
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Essai gratuit 14 joursOui. En SAS, SASU, SARL et EURL, aucun capital minimum n'est imposé : 1 € suffit légalement. Ce n'est toutefois pas recommandé, car le capital sert de garantie visible aux banques et partenaires. Un capital trop faible complique l'accès au crédit et fragilise la trésorerie. La SA fait exception avec un minimum de 37 000 €.
Un apport en numéraire est une somme d'argent versée au capital. Un apport en nature est un bien autre que de l'argent (matériel, véhicule, fonds de commerce, brevet, immeuble), évalué et, au-delà de certains seuils, vérifié par un commissaire aux apports. Les deux composent le capital social ; les apports en industrie (savoir-faire) donnent des parts mais n'entrent pas au capital.
Non pour les apports en numéraire : la loi permet de n'en libérer qu'une partie à la constitution (au moins la moitié en SAS, un cinquième en SARL), le solde devant être versé dans les 5 ans. Les apports en nature, eux, sont libérés intégralement dès la création. Bien calibrer capital et libération est un arbitrage qu'un accompagnement à la création aide à poser.