Point mort et seuil de rentabilité décrivent la même réalité sous deux angles :
Pour les calculer, on distingue :
On calcule d'abord la marge sur coûts variables :
Taux de marge sur coûts variables = (CA − Charges variables) / CA
Puis le seuil de rentabilité :
Seuil de rentabilité = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables
Enfin, le point mort convertit ce seuil en jours.
Une fois le seuil de rentabilité connu, le point mort s'obtient par une simple règle de trois sur l'année :
Point mort (en jours) = (Seuil de rentabilité / Chiffre d'affaires annuel) × 360
Exemple chiffré complet :
Étape 1 — taux de marge sur coûts variables : (600 000 − 360 000) / 600 000 = 240 000 / 600 000 = 40 %.
Étape 2 — seuil de rentabilité : 180 000 / 0,40 = 450 000 €.
Étape 3 — point mort : (450 000 / 600 000) × 360 = 0,75 × 360 = 270 jours, soit fin septembre.
L'entreprise devient donc rentable vers le 27 septembre : jusque-là, elle couvre ses charges ; ensuite, chaque euro de marge sur coûts variables alimente le bénéfice.
Le point mort est un repère de pilotage très parlant pour un dirigeant, car il traduit la rentabilité en calendrier.
Ce qu'il révèle :
Attention aux hypothèses : le calcul suppose une activité régulière sur l'année. Une entreprise saisonnière doit affiner en tenant compte de la répartition réelle du CA. Un logiciel de comptabilité comme Orizen, en tenant à jour CA et charges, permet de recalculer le point mort en continu plutôt qu'une fois par an, et de simuler l'impact d'une décision commerciale sur la date de rentabilité.
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Essai gratuit 14 joursCe sont deux expressions de la même chose. Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires (en euros) à réaliser pour que le résultat soit nul. Le point mort est la date de l'année à laquelle ce seuil est atteint. Autrement dit, le seuil de rentabilité répond à « combien vendre ? » et le point mort à « à partir de quand suis-je rentable ? ».
En améliorant la marge sur coûts variables (hausse de prix, meilleure négociation d'achats), en réduisant les charges fixes (renégociation de loyer, mutualisation), ou en augmentant le volume vendu. Chacun de ces leviers réduit le seuil de rentabilité ou accélère son atteinte, ce qui avance le point mort et élargit la période bénéficiaire de l'exercice.
Les deux conventions existent. La base de 360 jours (année commerciale) est très répandue et simplifie les calculs ; la base de 365 jours colle au calendrier réel. L'écart sur la date obtenue est minime. L'essentiel est de rester cohérent d'un exercice à l'autre pour comparer l'évolution du point mort dans le temps.