Sur un produit acheté 60 € HT et revendu 100 € HT :
Marge brute = 100 − 60 = 40 € Taux de marge = 40 / 60 ≈ 66,7 % (base coût) Taux de marque = 40 / 100 = 40 % (base prix de vente) Coefficient = 100 / 60 ≈ 1,67
Le tableau de correspondance à garder sous la main :
| Coefficient | Taux de marge | Taux de marque |
|---|---|---|
| 1,25 | 25 % | 20 % |
| 1,5 | 50 % | 33 % |
| 2 | 100 % | 50 % |
| 2,5 | 150 % | 60 % |
| 3 | 200 % | 66,7 % |
Pourquoi cette confusion coûte cher : un commerçant qui veut « 50 % de marge » et applique un coefficient de 1,5 obtient en réalité 33 % de marque. S'il raisonnait en marque (comme sa comptabilité), il lui fallait un coefficient de 2. Sur un catalogue entier, l'erreur représente des points de rentabilité entiers — souvent découverts au bilan, un an trop tard.
Convention à fixer dans l'entreprise : la grande distribution et le négoce parlent en taux de marque (base prix de vente, cohérente avec le compte de résultat) ; les artisans et beaucoup de TPE parlent en taux de marge (base coût, intuitive pour « ce que je gagne sur ce que j'ai payé »). Peu importe la convention choisie — mais écrivez-la, et bannissez le mot « marge » sans préciser la base.
Ordres de grandeur par secteur (taux de marque) :
Ces chiffres n'ont de sens qu'en face de la structure de charges : la restauration marge fort en matière parce que le personnel absorbe 35-45 % du CA derrière.
Les angles morts classiques en PME :
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Essai gratuit 14 joursLa marge brute ne déduit que le coût d'achat ou de production des biens/services vendus. La marge nette (ou taux de résultat net) déduit TOUTES les charges : salaires, loyers, marketing, amortissements, impôts. Une entreprise peut avoir 60 % de marge brute et 3 % de marge nette — c'est même le profil type d'une PME de services. Entre les deux, l'EBE (fiche dédiée) donne la lecture intermédiaire la plus utile : la rentabilité opérationnelle avant financement et amortissements.
La marge sur coûts variables = CA − charges variables (achats, commissions, transport…). Elle sert à calculer le seuil de rentabilité : charges fixes / taux de marge sur coûts variables. Exemple : 200 k€ de charges fixes et une marge sur coûts variables de 40 % → il faut 500 k€ de CA pour atteindre l'équilibre. C'est LE calcul à refaire à chaque évolution de structure (embauche, nouveau local) : il traduit une décision de charges fixes en objectif de CA concret.
À l'euro près, le prix gagne presque toujours : +5 % de prix sur une marque de 40 % augmente la marge de 12,5 % ; il faudrait +12,5 % de volume pour le même effet — avec les coûts logistiques et commerciaux en plus. L'asymétrie joue aussi en défense : une remise de 5 % « pour conclure » exige +14 % de volume pour être compensée (à 40 % de marque). D'où la règle PME : défendre le prix pied à pied, lâcher plutôt un service périphérique (délai, formation) dont le coût marginal est faible.