Lexique · Comptabilité & finance

Plan comptable général (PCG) : qu'est-ce que c'est ?

5 min de lecture · Mis à jour le 08 juillet 2026
Définition Le plan comptable général (PCG) est le référentiel officiel qui liste et numérote tous les comptes utilisables par les entreprises françaises. Il classe les opérations en 7 classes (de 1 à 7) et impose une structure normalisée pour que toute comptabilité soit lisible, comparable et contrôlable. Il est fixé par le règlement de l'Autorité des normes comptables (ANC).
La fiche complète
L'essentiel en bref
  • Le PCG = la liste officielle des comptes que toute entreprise FR utilise pour enregistrer ses opérations.
  • 7 classes : 1 à 5 pour le bilan (patrimoine), 6 et 7 pour le compte de résultat (charges et produits).
  • Numérotation par emboîtement : le 1er chiffre = la classe, les suivants affinent (411 = clients, 512 = banque).
  • Comptes de bilan (1 à 5) : capitaux, immobilisations, stocks, tiers, financiers. Comptes de gestion (6, 7) : charges et produits.
  • Fixé par l'ANC : le PCG est un règlement officiel, pas un choix libre — mais chaque entreprise n'ouvre que les comptes dont elle a besoin.
I La structure du PCG : 7 c...

La structure du PCG : 7 classes de comptes

Le PCG organise tous les comptes en 7 classes, chacune identifiée par son premier chiffre. Les cinq premières décrivent le patrimoine (le bilan), les deux dernières l'activité (le compte de résultat).

ClasseNomContenu type
1Comptes de capitauxCapital, réserves, résultat, emprunts
2Comptes d'immobilisationsMatériel, véhicules, brevets, fonds de commerce
3Comptes de stocks et en-coursMarchandises, matières premières, produits finis
4Comptes de tiersClients (41), fournisseurs (40), État, personnel
5Comptes financiersBanque (512), caisse (53), placements
6Comptes de chargesAchats, salaires, loyers, impôts, dotations
7Comptes de produitsVentes (70), production, subventions, produits financiers

Les classes 1 à 5 alimentent le bilan (photo du patrimoine à un instant T). Les classes 6 et 7 alimentent le compte de résultat (film de l'activité sur l'exercice). La différence entre produits (classe 7) et charges (classe 6) donne le résultat, qui remonte ensuite au bilan en classe 1.

7 classes
de comptes structurent tout le plan comptable général
5 classes
de bilan (1 à 5) + 2 classes de gestion (6 et 7)
1 chiffre
le premier chiffre d'un compte suffit à connaître sa classe
II La logique de numérotatio...

La logique de numérotation par emboîtement

La force du PCG est sa numérotation décimale par emboîtement : plus on ajoute de chiffres, plus le compte est précis. Le premier chiffre donne la classe, le deuxième le sous-ensemble, et ainsi de suite.

Exemple avec la classe 4 (comptes de tiers) :

  • 4 : comptes de tiers
  • 41 : clients et comptes rattachés
  • 411 : clients (créances d'exploitation)
  • 416 : clients douteux ou litigieux

Autre exemple, la classe 5 (comptes financiers) :

  • 5 : comptes financiers
  • 51 : banques, établissements financiers
  • 512 : compte courant à la banque

Cette logique rend n'importe quelle écriture immédiatement lisible : un comptable qui voit « 512 » sait qu'il s'agit de la banque sans consulter de dictionnaire. C'est ce qui permet à un expert-comptable de reprendre les comptes de n'importe quelle PME.

III PCG, système de base, abr...

PCG, système de base, abrégé et développé

Le PCG propose trois niveaux de détail selon la taille de l'entreprise. Une petite entreprise n'a pas besoin d'ouvrir les milliers de comptes possibles : elle n'active que ceux qu'elle utilise réellement.

  • Système abrégé : réservé aux micro et petites entreprises. Comptes regroupés, présentation simplifiée du bilan et du compte de résultat.
  • Système de base : le régime de droit commun pour la majorité des PME. C'est le niveau de détail standard.
  • Système développé : facultatif, pour les entreprises qui veulent une analyse de gestion fine (comptabilité analytique par exemple).

En pratique, un logiciel de comptabilité livre un plan comptable pré-paramétré et n'affiche que les comptes pertinents pour votre activité. [Logiciel comptabilité Orizen](/wedges/logiciel-comptabilite) applique le PCG en arrière-plan : chaque facture, encaissement ou dépense est automatiquement rattaché au bon compte (707, 411, 512…), ce qui fiabilise la remontée vers le bilan et le compte de résultat sans avoir à mémoriser la nomenclature.

Et si un outil gérait cela pour vous ?

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IV Questions fréquentes

Les réponses aux questions qu'on nous pose le plus.

Le plan comptable général est-il obligatoire ?

Oui. Toute entreprise française tenue à une comptabilité commerciale (hors micro-entreprise au régime micro-fiscal ultra-simplifié) doit respecter le plan comptable général fixé par l'Autorité des normes comptables. Il garantit que les comptes sont établis selon des règles homogènes, donc contrôlables par l'administration fiscale, l'expert-comptable ou un repreneur. Chaque entreprise n'ouvre toutefois que les comptes correspondant à son activité réelle.

Quelle différence entre comptes de bilan et comptes de gestion ?

Les comptes de bilan (classes 1 à 5) décrivent le patrimoine à un instant donné : ce que l'entreprise possède (actif) et doit (passif). Ils sont permanents et reportés d'un exercice à l'autre. Les comptes de gestion (classes 6 et 7) enregistrent les charges et les produits de l'exercice ; ils sont soldés à la clôture pour dégager le résultat, puis remis à zéro. Cette séparation est la base de la double lecture bilan / compte de résultat.

Que signifient les chiffres d'un compte comme le 411 ou le 707 ?

Chaque chiffre affine le sens du compte. Le 411 se lit : classe 4 (tiers), sous-groupe 41 (clients), compte 411 (créances clients). Le 707 se lit : classe 7 (produits), sous-groupe 70 (ventes), compte 707 (ventes de marchandises). Cette numérotation par emboîtement est standardisée par le PCG : elle permet à n'importe quel comptable de comprendre une écriture sans documentation externe.

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