Le PCG organise tous les comptes en 7 classes, chacune identifiée par son premier chiffre. Les cinq premières décrivent le patrimoine (le bilan), les deux dernières l'activité (le compte de résultat).
| Classe | Nom | Contenu type |
|---|---|---|
| 1 | Comptes de capitaux | Capital, réserves, résultat, emprunts |
| 2 | Comptes d'immobilisations | Matériel, véhicules, brevets, fonds de commerce |
| 3 | Comptes de stocks et en-cours | Marchandises, matières premières, produits finis |
| 4 | Comptes de tiers | Clients (41), fournisseurs (40), État, personnel |
| 5 | Comptes financiers | Banque (512), caisse (53), placements |
| 6 | Comptes de charges | Achats, salaires, loyers, impôts, dotations |
| 7 | Comptes de produits | Ventes (70), production, subventions, produits financiers |
Les classes 1 à 5 alimentent le bilan (photo du patrimoine à un instant T). Les classes 6 et 7 alimentent le compte de résultat (film de l'activité sur l'exercice). La différence entre produits (classe 7) et charges (classe 6) donne le résultat, qui remonte ensuite au bilan en classe 1.
La force du PCG est sa numérotation décimale par emboîtement : plus on ajoute de chiffres, plus le compte est précis. Le premier chiffre donne la classe, le deuxième le sous-ensemble, et ainsi de suite.
Exemple avec la classe 4 (comptes de tiers) :
Autre exemple, la classe 5 (comptes financiers) :
Cette logique rend n'importe quelle écriture immédiatement lisible : un comptable qui voit « 512 » sait qu'il s'agit de la banque sans consulter de dictionnaire. C'est ce qui permet à un expert-comptable de reprendre les comptes de n'importe quelle PME.
Le PCG propose trois niveaux de détail selon la taille de l'entreprise. Une petite entreprise n'a pas besoin d'ouvrir les milliers de comptes possibles : elle n'active que ceux qu'elle utilise réellement.
En pratique, un logiciel de comptabilité livre un plan comptable pré-paramétré et n'affiche que les comptes pertinents pour votre activité. [Logiciel comptabilité Orizen](/wedges/logiciel-comptabilite) applique le PCG en arrière-plan : chaque facture, encaissement ou dépense est automatiquement rattaché au bon compte (707, 411, 512…), ce qui fiabilise la remontée vers le bilan et le compte de résultat sans avoir à mémoriser la nomenclature.
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Essai gratuit 14 joursOui. Toute entreprise française tenue à une comptabilité commerciale (hors micro-entreprise au régime micro-fiscal ultra-simplifié) doit respecter le plan comptable général fixé par l'Autorité des normes comptables. Il garantit que les comptes sont établis selon des règles homogènes, donc contrôlables par l'administration fiscale, l'expert-comptable ou un repreneur. Chaque entreprise n'ouvre toutefois que les comptes correspondant à son activité réelle.
Les comptes de bilan (classes 1 à 5) décrivent le patrimoine à un instant donné : ce que l'entreprise possède (actif) et doit (passif). Ils sont permanents et reportés d'un exercice à l'autre. Les comptes de gestion (classes 6 et 7) enregistrent les charges et les produits de l'exercice ; ils sont soldés à la clôture pour dégager le résultat, puis remis à zéro. Cette séparation est la base de la double lecture bilan / compte de résultat.
Chaque chiffre affine le sens du compte. Le 411 se lit : classe 4 (tiers), sous-groupe 41 (clients), compte 411 (créances clients). Le 707 se lit : classe 7 (produits), sous-groupe 70 (ventes), compte 707 (ventes de marchandises). Cette numérotation par emboîtement est standardisée par le PCG : elle permet à n'importe quel comptable de comprendre une écriture sans documentation externe.