Lexique · Comptabilité & finance

CFE : qu'est-ce que la Cotisation Foncière des Entreprises ?

5 min de lecture · Mis à jour le 08 juillet 2026
Définition La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) est un impôt local dû par toute entreprise ou personne exerçant une activité professionnelle non salariée en France. Avec la CVAE, elle compose la Contribution Économique Territoriale (CET) qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010. Sa base de calcul est la valeur locative des biens immobiliers utilisés par l'entreprise.
La fiche complète
L'essentiel en bref
  • CFE = impôt local dû par toute entreprise exerçant une activité professionnelle au 1er janvier.
  • Base de calcul = la valeur locative des biens immobiliers passibles de taxe foncière utilisés pour l'activité.
  • Cotisation minimum forfaitaire : si la valeur locative est faible, une base minimale s'applique (barème par tranche de CA fixé par la commune).
  • Exonération la première année : pas de CFE l'année de création ; base réduite de moitié l'année suivante.
  • Échéance : solde à payer au plus tard le 15 décembre ; acompte en juin si la cotisation dépasse un certain montant.
I Qui paie la CFE et sur qu...

Qui paie la CFE et sur quelle base ?

La CFE est due par toute personne physique ou morale qui exerce une activité professionnelle non salariée à titre habituel au 1er janvier de l'année d'imposition : sociétés, entreprises individuelles, professions libérales, et micro-entrepreneurs (au-delà d'un seuil de CA très bas).

Sa base de calcul est la valeur locative des biens immobiliers passibles de taxe foncière que l'entreprise a utilisés pour son activité pendant la période de référence (en général l'avant-dernière année, N-2). Concrètement : locaux, bureaux, ateliers, entrepôts.

Le montant se calcule ainsi :

CFE = valeur locative des biens × taux voté par la commune (ou l'EPCI)

Le taux varie fortement d'une commune à l'autre, puisqu'il est voté localement. Une même activité peut donc supporter une CFE très différente selon son implantation. Une entreprise sans local (ou avec un local de très faible valeur, comme le domicile d'un consultant) tombe sur la cotisation minimum.

2010
année où la CFE + CVAE remplacent la taxe professionnelle
N-2
année de référence des biens retenus pour la base
15 déc.
date limite de paiement du solde de la CFE
II La cotisation minimum et ...

La cotisation minimum et l'exonération de la première année

Deux mécanismes structurent la CFE des petites entreprises.

1. La cotisation minimum. Quand la valeur locative des biens est faible ou nulle (activité à domicile, prestataire sans local dédié), la CFE ne serait presque rien. La loi impose alors une base minimale forfaitaire, fixée par la commune à l'intérieur d'un barème par tranche de chiffre d'affaires. Plus le CA est élevé, plus la base minimale peut être haute. C'est ce qui explique qu'un consultant travaillant de chez lui paie tout de même une CFE.

2. L'exonération l'année de création. Une entreprise nouvellement créée n'est pas redevable de la CFE l'année de sa création. L'année suivante (première année pleine d'imposition), la base est réduite de moitié. Il faut déposer une déclaration initiale (formulaire 1447-C) avant la fin de l'année de création pour être correctement imposé ensuite.

D'autres exonérations existent (certaines zones d'aménagement du territoire, certaines activités), mais ces deux règles concernent quasiment toutes les PME.

III Échéances, avis et provis...

Échéances, avis et provisionnement

La CFE ne fait pas l'objet d'une déclaration annuelle de montant : l'administration calcule la cotisation et met l'avis à disposition dans l'espace professionnel en ligne (il n'est plus envoyé par courrier). Il faut donc aller le consulter.

Le calendrier type :

  • Acompte : au 15 juin, si la CFE de l'année précédente dépassait un certain seuil (50 % de la cotisation N-1).
  • Solde : au plus tard le 15 décembre.

Le paiement se fait obligatoirement par voie dématérialisée (prélèvement ou télépaiement). Un oubli entraîne une majoration.

Côté comptabilité, la CFE est une charge d'exploitation enregistrée en compte 63511 « Contribution économique territoriale ». Comme elle est connue à l'avance et récurrente, il est prudent de la provisionner mensuellement pour éviter le trou de trésorerie de décembre. [Logiciel comptabilité Orizen](/wedges/logiciel-comptabilite) aide à isoler et suivre ces charges fiscales récurrentes dans le compte de résultat, pour les anticiper au lieu de les subir en fin d'exercice.

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IV Questions fréquentes

Les réponses aux questions qu'on nous pose le plus.

Une entreprise sans local paie-t-elle la CFE ?

Oui. Même sans local dédié — par exemple un consultant qui travaille à son domicile — l'entreprise reste redevable de la CFE. Comme la valeur locative retenue est faible ou nulle, c'est la cotisation minimum forfaitaire qui s'applique. Son montant dépend d'un barème voté par la commune selon la tranche de chiffre d'affaires de l'entreprise. Seule l'année de création est totalement exonérée.

La CFE est-elle due l'année de création de l'entreprise ?

Non. Toute entreprise nouvellement créée est exonérée de CFE pour son année de création. L'année suivante, qui est la première année pleine d'imposition, la base de calcul est réduite de moitié. Il faut toutefois déposer la déclaration initiale (formulaire 1447-C) avant le 31 décembre de l'année de création pour que l'administration établisse correctement la cotisation des années suivantes.

Quand et comment payer la CFE ?

Le solde de la CFE doit être payé au plus tard le 15 décembre, par voie dématérialisée (télépaiement ou prélèvement). Un acompte de 50 % est exigible au 15 juin lorsque la cotisation de l'année précédente dépassait un certain montant. L'avis d'imposition n'est pas envoyé par courrier : il faut le consulter dans l'espace professionnel en ligne. Un retard entraîne une majoration de 5 %.

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